Après que vous l'ayez créée, votre nouvelle brosse est dans une fenêtre d'image et vous allez l'enregistrer au format .gih par → . Puis après avoir indiqué un nom avec l'extension .gih dans la fenêtre qui s'est ouverte et pressé le bouton Enregistrer, la fenêtre suivante va s'ouvrir :
Figure 7.19. La fenêtre de dialogue des brosses animées
Boîte de dialogue apparaissant lors de l'enregistrement d'une brosse animée
Cette fenêtre de dialogue comporte de nombreuses options pas toujours faciles à comprendre. Elles vous permettent de régler l'animation de votre brosse.
L'Espacement est la distance entre deux marques de la brosse quand vous tracez un trait avec le pointeur. Vous devez considérer que dessiner avec une brosse est comme donner des coups de tampon. Si l'espacement est faible, les coups de tampon seront très rapprochés et le trait paraîtra continu. Si l'espacement est grand, les coups de tampon seront séparés : c'est intéressant avec les brosses figurées, comme le « poivron vert ». La valeur varie de 1 à 200 et ce pourcentage correspond au « diamètre » de la brosse : 100% est 1 diamètre. À 50 les poivrons se chevauchent à moitié (1/2 diamètre du 1er au 2ème), à 100 ils sont bord à bord (1 diamètre), à 150 ils ont 1/2 diamètre d'écart (1 diamètre et 1/2) et à 200 ils ont 1 diamètre d'écart (2 diamètres).
C'est le nom donné à la brosse, qui apparaîtra en haut de la fenêtre de sélection des brosses (en mode grille) quand la brosse sera sélectionnée.
C'est la dimension des cases que vous voulez découper dans les calques... Par défaut, il n'y a qu'une case par calque et les dimensions indiquées sont celles du calque. Il n'y a alors qu'un aspect de la brosse par calque.
Nous pourrions très bien n'avoir qu'un seul grand calque et découper à l'intérieur les cases qui serviront pour les différents aspects de la brosse animée.
Par exemple, nous voulons une brosse de 100x100 pixels avec 8 aspects différents. Nous pouvons prélever ces 8 aspects dans un calque de 400x200 pixels (4x100 sur 2x100 -> 4x2=8 cases), ou dans un calque de 300x300 (3x100 sur 3x100 -> 3x3=9 cases) mais alors avec une case vide inutilisée.
C'est le nombre de cases (une case par aspect) à découper dans chaque calque. Par défaut, c'est le nombre de calques puisqu'il n'y a qu'un calque par aspect.
C'est l'expression de la façon dont vous avez arrangé les cases sur les calques. Si par exemple vous avez placé huit cases à raison de deux cases par calque sur quatre calques, GIMP affichera : « 1 rangée(s) de 2 colonne(s) par calque ».
C'est là que les choses se compliquent ! Des explications sont nécessaires pour comprendre comment arranger les cases et les calques.
GIMP commence par récupérer les cases dans chaque calque et à les empiler dans une pile FIFO (First In First Out : Premier entré, Premier sorti. Donc le premier entré est en haut de la pile pour pouvoir sortir le premier et le dernier entré est en bas de la pile). Dans notre exemple 4 calques de 2 cases chacun, on aura, de haut en bas, la première case du premier calque, la deuxième case du premier calque, la première case du deuxième calque, la deuxième case du deuxième calque..., la deuxième case du quatrième calque. Que vous ayez placé une case par calque ou plusieurs cases par calque, le résultat sera le même : toutes les cases seront récupérées ainsi et empilées dans une seule pile. Vous pourrez voir cette pile dans le dialogue calque du fichier .gih résultant.
Dans un deuxième temps, GIMP crée, à partir de cette pile, un tableau informatique ayant les Dimensions que vous aurez indiquées. Vous disposez de quatre dimensions.
En informatique, un tableau se présente sous la forme tableau(x,y,z) pour un tableau à 3 dimensions. Il est facile de se représenter un tableau à 2 dimensions : sur une feuille de papier, c'est un tableau avec des lignes et des colonnes.
Avec un tableau 3D, on ne parle pas de lignes ni de colonnes, mais de Dimension et de Rangs. La première dimension est sur l'axe x, la deuxième sur l'axe y et la troisième sur l'axe des z. Chaque dimension possède un certain nombre de rangs de cases.
Pour remplir le tableau, GIMP va récupérer les cases sur la pile en commençant par le haut. Sa façon de remplir le tableau évoque le fonctionnement d'un compteur kilométrique : les chiffres du rang de droite tournent jusqu'à leur maximum et alors ceux à gauche commencent à tourner. Si vous avez des souvenirs de programmation Basic, vous aurez, avec un tableau(4,2,2) la succession suivante: (1,1,1),(1,1,2),(1,2,1),(1,2,2),(2,1,1),(2,1,2),(2,2,2),(3,1,1).... (4,2,2). Nous verrons ça plus loin dans un exemple.
Outre le nombre de rangs que vous pouvez attribuer à chaque dimension, vous pouvez lui donner un mode de Sélection. Vous disposez de différents modes de sélection qui s'appliqueront lors du dessin :
Incrémentiel : GIMP sélectionnera un rang dans la dimension concernée dans l'ordre des rangs de cette dimension.
Au hasard : GIMP sélectionnera au hasard un rang dans la dimension concernée.
Apan class="guilabel">Alpha vers sélection : permet de créer une sélection dans le calque actif à partir du canal Alpha ; les pixels opaques à 100% seront complètement sélectionnés, les pixels partiellement opaques seront partiellement sélectionnés et les pixels complètement transparents ne seront pas sélectionnés. Cette sélection remplace la sélection existante. Le canal Alpha n'est pas modifié.
Ces commandes sont accessibles depuis le menu de la fenêtre d'image → →
ou par le menu local obtenu par un clic droit sur le calque actif dans la boîte de dialogue Calque.